Ekho-monde-miroir-tome1

• Scénario : Arleston, Christophe
• Dessin : Barbucci, Alessandro
• Sortie : 13/03/2013
• Editeur : Soleil Productions

Synopsis

Quand Fourmille prend son avion pour New York, elle est loin de s’imaginer que son voyage va prendre un tour étrange. Au milieu du vol, elle est abordée par une étrange créature qui lui demande si elle accepte l’héritage d’une tante disparue depuis 20 ans.
Et après qu’un éclair ait touché le 747, c’est à bord d’un dragon qu’elle atterrit à New York.
Elle découvre alors un monde complètement décalé, où tout est semblable à la Terre, mais tellement différent. Ici, pas d’électricité, et c’est dans un Manhattan d’heroic fantasy qu’elle se trouve plongée.
Au cœur de l’intrigue, une race étrange, les Preshauns, qui semble dominer cet univers parallèle : Ekhö.

 

Mon avis

Christophe Arleston nous propose une série en dehors de son monde de prédilection qu’est l’univers de Lanfeust. Ce nouvel univers fantastique convient parfaitement au style de Barbucci. Le dessin est très joli et maîtrisé. Les couleurs sont chaudes et chatoyantes. C’est très facile et plaisant à lire. C’est drôle et sexy. L’ambiance est légère et suivre les pérégrinations de Fourmille et de son malheureux comparse prisonnier de ce nouveau monde malgré lui est plutôt agréable. On se laisse porter et le tome se lit très vite.

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Fourmille Gratule

Dans ce premier tome on découvre un New York version heroic fantasy. Les références à d’autres œuvres sont nombreuses et les transformations de certains éléments du New York actuel dans celui du monde ou évolue Fourmille sont ingénieuses et réussies. La race des Preshauns est originale et leur étrange obsession pour le thé finira par en dévoiler d’avantage sur ces petites créatures semblables à des écureuils. Yuri, physicien hipster très cartésien, se retrouve donc emmené dans ce nouvel univers lorsque Fourmille se cramponne à lui lors du transfert, il apporte un contraste intéressant face à l’insouciance et la légèreté de Fourmille.

 

 

Preshauns

Un Preshaun

Si le monde est richement détaillé visuellement on déplore le manque de profondeur du scénario. On se laisse porter par ce récit comique et frivole et on ne peut qu’être lecteur passif de cette histoire. Certains déploreront ce qu’ils appellent le « style soleil » mais je trouve que les poitrines opulentes et les cambrures excessives vont parfaitement avec l’ambiance de cette série. On ne tombe pas dans le vulgaire et ça reste plaisant à regarder.

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New York de l’autre coté du miroir

dragon-1420En résumé ne vous attendez pas à un scénario profond et intense, ici place à la légèreté et à la fantasy onirique. C’est beau et c’est plaisant à lire. Ça reste une lecture très distrayante et les prochains tomes proposeront d’autres villes avec leur propre version fantasy.