Pathfinder-tome-1

• Scénario : Zub, Jim
• Dessin : Huerta, Andrew
• Couleurs : Huerta, Andrew
• Sortie : 17/06/2015
• Editeur : Glénat

Synopsis

Dans le monde périlleux de Golarion, Valeros le guerrier peut compter sur son épée et ses amis : la belle et mystérieuse sorcière Seani, l’impétueuse voleuse Merisiel, le sage Ezran, le nain baroudeur Harsk et la courageuse prêtresse Kyra. Mais rien ne les avait préparés aux dangers qui les attendent… Les tribus de gobelins, jusqu’ici chaotiques et disparates, sont en train de s’unifier comme jamais auparavant ! À l’origine de ce changement étrange, une ancienne force maléfique cherche à prendre le pouvoir…

 

Mon avis

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Valeros le Guerrier

Pathfinder est l’adaptation en bande dessinée du jeu de rôle éponyme basé sur le fameux Donjons et Dragons. Il n’en fallait pas plus pour toucher mon âme de rôliste et filer chez mon libraire pour acheter ce premier tome. On retrouve un groupe d’aventuriers avec chacun ses spécialités comme dans un groupe de joueurs de JDR. Valeros le guerrier humain est en première ligne pour la castagne, Seoni la sorcière anéantit les ennemis de loin à coups de sortilèges destructeurs, Merisiel la voleuse elfe saisit les opportunités dans la bataille pour placer ses attaques sournoises, Harsk le rôdeur nain s’occupe du pistage, le mage Ezran fait pleuvoir sa magie et la prêtresse Kyra fait en sorte que tout ce petit groupe reste en vie.

On se croirait lancé en pleine partie avec un maître du jeu fan de gobelins, puisque ici c’est la créature omniprésente de ce tome et que c’est eux l’origine de la quête principale. En effet des hordes de gobelins déchaînés répandent le chaos sous le contrôle d’une force maléfique. Nos héros vont donc intervenir pour mettre un terme à cette menace.

L’ambiance est à la baston et à l’humour. On passe d’une beuverie de taverne au massacre de gobelins. Les dialogues sont drôles et bien que certains personnages se prennent complètement au sérieux d’autres sont dans le  je-m’en-foutisme le plus complet. Chaque personnage possède quand même sa psychologie propre et son passé que l’on découvrira d’une manière originale dans les prochains tomes. Le dessin est très original, le trait est épais et ciselé. Et même si ça manque de régularité et que c’est parfois grossier, dans l’ensemble c’est beau. Huerta donne une identité propre à cette BD dans le style comics et ça fonctionne très bien avec l’univers de Pathfinder. Je trouve cependant les couleurs un poil trop discrètes et trop numériques.

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Merisiel la Voleuse Elfe et Seani la Sorcière

Le scénario est certes classique mais créé un vrai sentiment de nostalgie pour les joueurs de JDR de la première heure. C’est bourré d’action ce qui n’empêche pas nos protagonistes d’être très loquaces notamment pendant les combats. C’est certes un produit dérivé pour continuer à écouler des books du jeu original mais c’est très divertissant et on passe un très bon moment de lecture. On appréciera aussi les bonus, un scénario complet pour maître de jeu à la fin du tome ainsi que diverses illustrations de nos aventuriers faites par d’autres auteurs avec un style propre à chaque fois.

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Un exemple des illustrations bonus avec un style différent

On a même droit a des détournements d’affiche de cinéma de films cultes. Par exemple une affiche de « Ghostbuster » ou plutot « Pathfinder » avec un gros gobelin remplaçant le fantôme du logo et nos lanceurs de sort qui, espérons-le, ne croiseront jamais les effluves.

BD - 15 sur 20En gros un premier tome réussi d’une série qui va peut être ne pas convaincre le profane mais qui va combler les fans de jeux de rôles.